Chaque année, à l’approche des fêtes de fin d’année, un phénomène récurrent perturbe la mobilité urbaine à Cotonou et dans plusieurs grandes villes du Bénin : le comportement des conducteurs de zemidjan.
Alors que ces motocyclistes constituent un maillon essentiel du transport quotidien, certains se montrent particulièrement orgueilleux et sélectifs en période festive. Des usagers témoignent qu’il n’est pas rare de voir des zemidjan refuser de se rendre dans certains quartiers ou détourner les contraintes de circulation pour imposer des tarifs exorbitants. Profitant de la fermeture de certaines voies, ils taxent les clients au-delà du raisonnable, et parfois ignorent purement et simplement les appels des passagers.
Ce comportement, perçu comme égoïste et contraire à l’esprit de service public, crée un malaise et accentue les difficultés de déplacement dans une période où la population aspire à la convivialité et à la fluidité des échanges.
Face à cette situation, il apparaît urgent d’ouvrir un cadre de dialogue et de sensibilisation. C’est pourquoi il serait opportun d’inviter le ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable, José Tonato, ainsi que le ministre conseiller Jacques Ayadji, à échanger directement avec les représentants des syndicats de zemidjan. L’objectif : leur inculquer des notions de civisme, rappeler leur rôle social et les amener à adopter des comportements plus responsables et solidaires.
Au-delà de la régulation, il s’agit de réaffirmer que le transport urbain est un service vital, et que chaque conducteur de zemidjan doit comprendre que son attitude impacte la vie collective. Les fêtes devraient être un moment de partage et non une occasion de profit abusif.
Les champs obligatoires sont indiqués avec *