Dans le Littoral, les travaux de rénovation et de réaménagement des axes routiers, pourtant salués comme une avancée pour la mobilité urbaine, ont engendré une dérive préoccupante : la flambée injustifiée des tarifs de transport par les conducteurs de taxi-moto, communément appelés zemidjan.
Depuis plusieurs semaines, usagers et riverains constatent une hausse vertigineuse des prix, souvent doublés voire triplés, sans barème clair ni justification rationnelle. Les zemidjan avancent comme argument la hausse du prix du carburant — une réalité certes, mais qui ne saurait justifier une telle exagération. D’autres refusent tout dialogue, imposant leur tarif avec une désinvolture inquiétante.
La saison pluvieuse aggrave le phénomène. Sous la pluie, les usagers sont vulnérables, pressés, parfois désespérés. Les zemidjan en profitent pour imposer des tarifs abusifs, transformant une nécessité en opportunité de profit. Ce comportement zélé, loin de l’esprit de service public, crée un climat de tension et d’injustice sociale.
Il est urgent que les autorités municipales et les responsables du secteur du transport urbain prennent la mesure de cette situation. Une régulation claire, des contrôles renforcés et une sensibilisation des conducteurs sont indispensables pour restaurer l’équilibre et protéger les citoyens.
Le zemidjan est un acteur clé de la mobilité à Cotonou. Mais il ne peut devenir un agent de pression économique sur les plus vulnérables. Il est temps d’agir.
Christ paterne HOUNHOUENOU
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