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Réseau électrique clandestin à Dogbo : un enseignant au cœur d’un système frauduleux

Par LTC Admin - 26/09/2025
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Dogbo : un enseignant interpellé pour trafic de compteur électrique au profit de plusieurs ménages


Dans l’arrondissement de Tota, département du Couffo, les forces de l’ordre ont mis au jour un réseau de branchements frauduleux d’électricité dans le quartier Foncomè. L’enquête a conduit à l’interpellation de B. D., enseignant de Physique-Chimie-Technologie au CEG Totchangni et militant actif du parti d’opposition Les Démocrates.


Selon les premiers éléments recueillis, B. D. aurait manipulé un compteur électrique destiné à alimenter son château d’eau, pour le connecter illégalement à plus de vingt habitations voisines. L’eau ainsi pompée, grâce à une installation branchée de manière illicite au réseau de la Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE), était ensuite revendue aux populations locales. Ce système parallèle de distribution d’électricité aurait fonctionné pendant plusieurs mois, au mépris des règles en vigueur.


L’opération de démantèlement a été déclenchée le 24 septembre 2025, vers 16h, à la suite d’une alerte des services de renseignement qui surveillaient discrètement les activités suspectes dans le quartier. L’enseignant a été arrêté à son domicile, en même temps que quatre autres personnes bénéficiant du branchement illégal. Ces dernières ont désigné B. D. comme l’instigateur du réseau, le surnommant même "Directeur privé de la SBEE", révélant ainsi l’ampleur de l’organisation mise en place.


Bien que les complices présumés aient été libérés sous convocation, l’enquête se poursuit. Plusieurs autres ménages du quartier sont dans le viseur des autorités, et de nouvelles convocations ont été émises.


Ce n’est pas la première fois que B. D. est impliqué dans une affaire similaire. Sous le régime de l’ancien président Boni Yayi, il avait déjà été sanctionné pour trafic de compteur électrique, écopant d’une amende de 900.000 F CFA pour éviter des poursuites judiciaires. Cette récidive soulève des interrogations sur l’efficacité des sanctions et sur les mécanismes d’impunité qui semblent protéger certains acteurs politiques.


Le statut de militant d’un parti d’opposition de B. D. alimente les spéculations dans les milieux politiques. Des sources proches du tribunal de Lokossa, où il doit comparaître le 29 septembre, évoquent des tentatives de règlement à l’amiable ou de classement sans suite. L’intéressé, pour sa part, nie toute implication dans les faits reprochés. Ses déclarations sont toutefois contredites par les témoignages des bénéficiaires du courant et les constats techniques réalisés sur le terrain.


Le dossier est désormais entre les mains du procureur du tribunal de Lokossa, qui devra déterminer les suites judiciaires à donner à cette affaire aux ramifications multiples.

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