Le Bénin adopte deux recommandations clés en matière de droits humains
Dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU) 2023 devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le gouvernement béninois a validé deux recommandations portant sur la protection des minorités sexuelles et des personnes vivant avec le VIH. Ces engagements, transmis à la rédaction d’Africaho, marquent une avancée notable dans la reconnaissance des droits de ces communautés souvent marginalisées.
Parmi les treize recommandations soumises par les États membres, seules deux ont été retenues par le Bénin. La première, formulée par l’Afrique du Sud, appelle à intensifier la lutte contre la stigmatisation et la discrimination. La seconde, proposée par le Royaume-Uni, insiste sur la nécessité d’enquêter et de sanctionner les actes de violence ciblant les personnes LGBTQI+ et séropositives
Pour le Réseau Bénin Synergie Plus (BESYP), acteur engagé dans le processus à travers la soumission d’un rapport alternatif, cette validation constitue une étape significative. L’organisation a dénoncé, lors des sessions à Genève, les violations persistantes des droits des minorités sexuelles et de genre, tout en plaidant pour des réformes structurelles.
Un comité de suivi pour garantir la mise en œuvre
Afin d’assurer le suivi des engagements pris, BESYP a mis en place un Comité de Suivi des recommandations relatives à la SOGIESC (orientation sexuelle, identité de genre, expression de genre et caractéristiques sexuelles). Ce comité, dirigé par Kamal-Deen Bankole, superviseur national, a pour mission de veiller à la concrétisation des mesures acceptées par le gouvernement.
Dans cette optique, plusieurs actions de plaidoyer ont été menées auprès des autorités béninoises, en amont du prochain cycle de l’EPU. Le comité a notamment organisé deux rencontres stratégiques : l’une avec le Ministre de la Justice, l’autre avec la Vice-présidente de la Commission Béninoise des Droits de l’Homme (CBDH).
Les discussions ont porté sur :
La vulgarisation des recommandations validées ;
L’élaboration d’une feuille de route pour les organisations de la société civile ;
L’accompagnement du gouvernement dans la production d’un Plan d’action pour une mise en œuvre effective.
Ces efforts traduisent une volonté croissante de renforcer la protection des droits humains au Bénin, en particulier pour les groupes historiquement vulnérables. Le chemin reste long, mais les premiers jalons sont posés.
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