Kinshasa, 22 septembre 2025 – C’est désormais officiel : Vital Kamerhe a présenté sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Une décision qui intervient après plusieurs semaines de tensions internes, marquées par une pétition déposée par des députés de l’Union sacrée, notamment ceux de l’UDPS, l’accusant de mauvaise gestion et d’entrave au contrôle parlementaire
Malgré ses appels à l’unité et sa défense de son bilan, Kamerhe n’a pas réussi à rallier suffisamment de soutiens pour contrer cette fronde parlementaire. Son départ marque la fin d’un équilibre fragile au sein de la majorité présidentielle et ouvre une période d’incertitude pour l’institution.
Un règlement de comptes politique : Derrière les griefs techniques, plusieurs analystes y voient une manœuvre stratégique de l’UDPS pour reprendre le contrôle total de l’Assemblée nationale.
La fin d’une indépendance parlementaire : Kamerhe incarnait une forme de modération et de contrepoids au sein de l’Union sacrée. Son départ pourrait consacrer une concentration du pouvoir autour du président Félix Tshisekedi.
Un signal pour 2028 : Certains observateurs estiment que cette éviction vise à affaiblir un potentiel rival dans la course à la succession présidentielle.
Une crise institutionnelle latente : L’intérim assuré par Isaac Tshilumbayi ne garantit pas la stabilité. L’élection d’un nouveau président de l’Assemblée s’annonce comme un test majeur pour la cohésion de la majorité
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