L’ancien président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, pourrait voir son nom réintégré sur la liste électorale en vue de l’élection présidentielle prévue pour octobre 2025. Cette perspective s’appuie sur une récente décision du Comité des droits de l’homme des Nations Unies, qui demande formellement à l’État ivoirien de prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir l’exercice des droits civiques et politiques du président Gbagbo. Cette requête fait suite à une décision favorable rendue dans le cadre du dossier de Cheik Tidjane Thiam, dont les droits électoraux ont été rétablis. Dans une note officielle datée du mercredi 20 août 2025, l’ONU rappelle que la Côte d’Ivoire est signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966, notamment de son article 25, qui stipule que tout citoyen a le droit de participer à la conduite des affaires publiques, de voter et d’être élu sans discrimination ni restriction injustifiée. Ce rappel intervient dans un contexte politique sensible, où l’équité du processus électoral est scrutée tant au niveau national qu’international. Il est donc impératif que les autorités ivoiriennes fassent preuve d’impartialité et de justice, en ouvrant la compétition électorale à tous les citoyens éligibles, sans exclusion arbitraire. Une telle démarche renforcerait la crédibilité des institutions, la cohésion nationale et la confiance du peuple dans le processus démocratique.
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