À quelques mois des élections générales prévues en novembre 2025, les autorités bissau-guinéennes ont ordonné la suspension, pour une durée indéterminée, de trois médias publics portugais d’information internationale : la radio RTP Africa, la chaîne de télévision RDP et l’agence de presse Agência Lusa. Les correspondants ont été sommés de quitter le territoire au plus tard le 19 août.Cette décision, jugée « hautement répréhensible » par Lisbonne, suscite une vague d’indignation au sein des organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse.
Aucune justification officielle n’a été fournie par le gouvernement de Bissau. Pour la Ligue des droits de l’homme de Guinée-Bissau, cette mesure reflète « la nature oppressive et autoritaire du pouvoir en place », dénonçant une atteinte grave aux principes démocratiques.
L’organisation Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement cette suspension, qu’elle considère comme une violation manifeste du pluralisme médiatique et du droit fondamental à l’information.a déclaré Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF.
Ce climat de répression intervient alors que le président Umaro Sissoco Embalo a récemment officialisé sa candidature pour un second mandat, prévu lors de la présidentielle de novembre. Une posture qui, selon plusieurs observateurs, s’inscrit dans une stratégie de verrouillage de l’espace médiatique et de marginalisation des voix critiques.
Les champs obligatoires sont indiqués avec *