*Patrimoine culturel et mémoire historique*
*Restitution des bronzes de Benin City : Cambridge rend 116 œuvres, le British Museum reste inflexible*
L’Université de Cambridge a annoncé la restitution au Nigeria de 116 artefacts provenant de l’ancien royaume du Benin au Nigeria, pillés en 1897 lors de l’expédition militaire britannique contre Benin City. Sculptures en bois et en ivoire, têtes commémoratives royales et objets en bronze figurent parmi les œuvres qui doivent prochainement regagner leur territoire d’origine.
Pour les autorités nigérianes, ce retour constitue un acte majeur de réparation symbolique et de restauration de la dignité culturelle. Une partie des pièces sera exposée au palais royal de Benin City, tandis que 17 objets resteront temporairement prêtés à Cambridge à des fins académiques.
Malgré ces avancées, le British Museum continue de refuser toute restitution, s’appuyant sur une législation de 1963 qui rend inaliénables les collections nationales. L’institution conserve encore plus de 200 bronzes du Bénin, alors même que plusieurs pays européens ont déjà engagé des retours d’œuvres au Nigeria.
Ce dossier s’inscrit dans un débat international plus large sur la restitution du patrimoine africain, marqué par des revendications similaires adressées à de grandes institutions muséales occidentales.
Le Nigeria salue un geste historique, mais Londres évoque toujours la loi de 1963.
L’expérience connue par la république du Bénin avec le retour de 26 œuvres d’art le 10 novembre 2021 continue de faire tâche d’huile. Il est à souhaiter que tous les trésors royaux soient restitués à tous les pays dans lesquels ils ont été pillés.
*KMS*
Les champs obligatoires sont indiqués avec *