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« Labo-Bénin : une formation innovante pour structurer les métiers de l’exposition et des arts visuels »

Par LTC Admin - 29/01/2026
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*Pour une structuration des métiers*


*Le projet Labo-Bénin lancé*


*_Le programme de formation aux métiers de l’exposition, dénommé « Projet Labo-Bénin », a été officiellement lancé ce mardi 27 janvier 2026 au siège de l’Agence de développement des arts et de la culture (Adac) à Cotonou. L’initiative, qui réunit plusieurs acteurs de la culture et des arts, vise à répondre au problème de compétences professionnelles dans le secteur des arts visuels, du patrimoine et des expositions au Bénin._*


Porté par la structure « La Grande Place/Association Elowa », le projet Labo-Bénin dont le lancement a été fait ce mardi au siège de l’Adac à Fidjrossè, s’inscrit dans un contexte de valorisation culturelle à travers de nombreuses initiatives. Aux dires des acteurs culturels présents à cette conférence, nécessite une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner la dynamique. Dans son allocution, Rafiy Okefolahan, initiateur du projet, a rappelé l’importance de sa mise en place. Selon lui, si la création artistique connaît un essor notable, les métiers qui assurent la mise en valeur des œuvres restent encore peu structurés et insuffisamment professionnalisés. Commissaires d’exposition, scénographes, régisseurs, médiateurs culturels constituent, reconnaît-il, pourtant des maillons essentiels de la chaîne artistique. S’inspirant de son parcours et de son expérience professionnelle en France, il a expliqué que Labo-Bénin est né de la volonté de mettre en place, au Bénin, une formation structurée et professionnalisante, centrée sur la pratique, l’immersion et la confrontation aux réalités du terrain. Après plusieurs années de maturation, a-t-il précisé, le projet a trouvé un écho favorable auprès des partenaires institutionnels, notamment l’Ambassade de France et l’Adac. Grâce à la constitution d’un comité pédagogique international réunissant des professionnels reconnus des métiers de l’exposition, issus d’Afrique et d’Europe, la formation ambitionne, aux dires de son initiateur, de transmettre des compétences concrètes, directement mobilisables dans les musées, centres d’art, galeries et projets indépendants.


*Des mesures qui répondent aux besoins du secteur*


Dans son allocution, William Codjo, Directeur général de l’Adac, a souligné que le projet Labo-Bénin s’inscrit pleinement dans la vision de l’État béninois, qui vise à structurer les arts en véritables filières économiques. « Le développement des arts visuels ne peut être durable sans la mise en place d’un écosystème de compétences complémentaires autour des artistes », a-t-il clarifié. Pour lui, si l’enseignement de l’histoire de l’art existe déjà au niveau universitaire, la spécialisation professionnelle demeure un enjeu majeur. Labo-Bénin vient ainsi, d’après les explications du Directeur de l’Agence, combler un vide pouvant permettre aux jeunes diplômés et acteurs culturels de devenir opérationnels sur le marché de l’art. L’Adac, à travers son premier responsable, prévoit par ailleurs d’accompagner cette dynamique par l’organisation régulière d’expositions afin d’ « offrir aux apprenants des opportunités concrètes de mise en pratique et de confrontation aux exigences professionnelles ».


De son côté, le représentant de l’ambassade de France au Bénin, Cédric Aurelle, a salué une initiative en phase avec les priorités de l’action française au Bénin. Il a fait mention notamment de la formation professionnelle, le développement du patrimoine et des industries culturelles et créatives. Au regard de la construction et la rénovation des infrastructures culturelles et artistiques, il a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des acteurs. La question de l’exposition, a-t-il souligné, est centrale tant pour la valorisation du patrimoine que pour l’accompagnement de la création contemporaine. Aussi, le diplomate a mis en avant la dimension internationale du programme, qu’il caractérise par la diversité des intervenants, « gage de qualité, de partage d’expériences et d’ouverture des imaginaires ».


La formation, qui démarre officiellement en février 2026 pour s’achever en novembre, s’articule autour de quatre axes majeurs, à savoir : la scénographie d’exposition, la curation et le commissariat d’exposition, la médiation culturelle, la régie et la production d’exposition.


Source : fraternite.bj

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