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Guinée : Doumbouya fixe la présidentielle au 28 décembre, la transition militaire touche à sa fin

Par LTC Admin - 29/09/2025
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Guinée : la junte annonce la présidentielle pour le 28 décembre, malgré les critiques sur la nouvelle Constitution


Le général Mamadi Doumbouya, chef de la junte militaire au pouvoir en Guinée depuis 2021, a annoncé la tenue de l’élection présidentielle pour le 28 décembre 2025. Cette décision, officialisée par décret à la télévision nationale le samedi 27 septembre, marque une étape décisive vers la fin de la transition politique entamée après le coup d’État.


Cette annonce intervient juste après la publication des résultats définitifs du référendum constitutionnel du 21 septembre, largement approuvé selon les autorités. Ce référendum visait à remplacer la Charte de la transition par une nouvelle Constitution, désormais en vigueur. Contrairement à la Charte initiale, cette nouvelle loi fondamentale ne contient plus l’interdiction faite aux membres de la junte de se présenter aux élections, ouvrant ainsi la voie à une éventuelle candidature du général Doumbouya.


L’opposition, qui avait appelé au boycott du référendum, dénonce une manœuvre politique destinée à prolonger le pouvoir du chef de la junte. Elle accuse le régime d’avoir orchestré un scrutin aux résultats prévisibles, et de vouloir légitimer une présidence militaire par les urnes.


Du côté du pouvoir, le référendum est présenté comme une étape incontournable vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel dans un pays historiquement instable, marqué par des régimes autoritaires et des coups d’État successifs. La Guinée reste l’un des pays les plus pauvres du monde, et les militaires affirment vouloir restaurer les institutions démocratiques.


Depuis son accession au pouvoir, Mamadi Doumbouya gouverne avec fermeté. Les libertés publiques ont été fortement restreintes : partis politiques et médias suspendus, interdiction des manifestations depuis 2022, arrestations et condamnations de figures de l’opposition et de la société civile, sans compter les nombreux exils forcés.


Face à cette situation, la communauté internationale appelle les autorités guinéennes à lever les mesures jugées « inacceptables » contre les partis d’opposition et les médias, afin de garantir un processus électoral crédible et inclusif.

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