Le gouvernement béninois précise sa réforme sur la circulation des poids lourds dans le Grand Nokoué
Lors d’une conférence de presse conjointe tenue ce jeudi 25 septembre 2025, le Ministre du Cadre de vie et des Transports chargé du Développement durable, Didier Tonato, et le Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, ont apporté des éclaircissements sur la nouvelle réglementation encadrant la circulation des véhicules poids lourds dans l’agglomération du Grand Nokoué.
Cette rencontre intervient quelques jours après l’annonce officielle de la mesure, qui suscite de nombreuses interrogations au sein des acteurs du transport et des populations urbaines. Le ministre Didier Tonato a souligné que cette décision s’inscrit dans une logique de préservation des investissements publics réalisés depuis près d’une décennie dans le cadre du développement urbain de la région.
« Les infrastructures telles que les routes, les feux tricolores, les caniveaux et les ouvrages de drainage subissent une dégradation accélérée du fait du passage et du stationnement des gros porteurs », a-t-il déclaré. Il a précisé que chaque année, l’État consacre des milliards de francs CFA à la réparation de dalots et dallettes endommagés par ces véhicules, dont les caractéristiques ne sont pas adaptées aux normes urbaines.
Wilfried Léandre Houngbédji a, pour sa part, tenu à rassurer les professionnels du transport. Il a affirmé que la réforme ne vise pas à entraver leurs activités, mais plutôt à les structurer de manière plus efficace, en tenant compte des contraintes liées à la vie urbaine. « Dans les grandes agglomérations, il est impératif de garantir la tranquillité des citoyens, la sécurité des infrastructures et la fluidité du trafic », a-t-il expliqué.
Le porte-parole a également mis en lumière les nuisances engendrées par les poids lourds sur les voies secondaires, notamment la pollution sonore, les risques d’accidents et la détérioration rapide des routes non revêtues. Selon lui, cette réforme traduit la volonté du gouvernement de trouver un juste équilibre entre les exigences économiques et les impératifs de bien-être collectif.
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