Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a officiellement déposé sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025. Ce dépôt, effectué le jeudi 2 octobre, marque le début du processus électoral, mais ravive également les tensions autour de la question sensible des mandats prolongés.
Premier à se présenter devant l’Autorité nationale des élections (ANE), Touadéra s’est vu attribuer le numéro 1 sur la liste officielle des candidats. Il était accompagné de centaines de militants du Mouvement Cœurs Unis (MCU) et de sympathisants venus de divers quartiers de Bangui. L’ambiance était festive sur l’avenue Boganda, où des milliers de partisans ont brandi banderoles et pancartes en soutien à leur leader. « Je remercie le peuple centrafricain pour son soutien constant », a déclaré le président sortant, convaincu que cette mobilisation se traduira « favorablement dans les urnes ».
Cependant, cette candidature pour un troisième mandat suscite une vive contestation. L’opposition, regroupée au sein d’un bloc politique, dénonce une démarche qu’elle juge contraire à l’esprit démocratique et appelle à l’ouverture urgente d’un dialogue national inclusif. Selon ses représentants, seule une concertation politique sincère permettrait de restaurer la crédibilité du processus électoral.
Alors que le dépôt des candidatures reste ouvert jusqu’au 11 octobre, le climat politique s’alourdit. La récurrence des prolongations de mandats présidentiels dans la région soulève des inquiétudes croissantes quant à la consolidation démocratique et au respect des principes constitutionnels.
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